Dans la nuit de vendredi à samedi, peu après les attentats, l'ambassadeur de France aux Etats-Unis, Gérard Araud, dégainait un tweet assassin à l'encontre de Donald Trump, le qualifiant de «vautour» : «Ce message est répugnant de manque de décence. Vautour.»
En cause, un tweet du candidat républicain à la Maison Blanche, établissant un lien entre la tragédie des attentats et la législation française drastique en matière de port d'armes. Le tweet de l'ambassadeur est relayé des dizaines de milliers des fois… jusqu'à ce que son auteur réalise sa méprise : la sortie de Trump datait non pas du jour, comme l'avait visiblement cru le diplomate, mais du 7 janvier, au lendemain des attentats de Charlie. Ce qui ne la rend pas plus décente, mais ce qui n'a donc aucun lien avec les carnages du 13 novembre. Le tweet est supprimé.
Fin de l'histoire ? Eh non.
Cette nuit, lors d'un meeting dans le Texas, Trump a cru malin de déclarer : «Regardez Paris, avec les lois sur le port d'armes les plus restrictives du monde, personne n'avait d'armes sauf les méchants. On peut dire ce qu'on veut, s'ils avaient eu des armes, si nos gens étaient armés, s'ils avaient le droit de porter des armes, la situation aurait été très, très différente.»
"Si les Français avaient eu des armes, le bilan n'aurait pas été le même", Donald Trump en roue libre https://t.co/7dfDmyNYEY #ParisAttacks
— CNEWS (@CNEWS) November 15, 2015
Et voilà comment Trump justifie a posteriori le terme duquel l’ambassadeur l’avait gratifié… un peu avant l’heure. Le diplomate français n’a pas réagi sur le réseau social.
En revanche, le député PS du Pas-de-Calais, Guy Delcourt, a qualifié le milliardaire américain de «connard».




