Aujourd’hui, 36,9 % des eurodéputés sont des femmes. Lors du premier scrutin européen, en 1979, elles n’étaient que 16,3 %. En dépit de cette nette progression, la parité est donc loin d’être atteinte au sein du Parlement européen. Surtout, elle cache de grandes disparités entre pays : 16,7 % des eurodéputés chypriotes sont des femmes, contre 69,2 % en Finlande.
Il n’existe pas de règle globale au niveau des Vingt-Huit. Si chaque pays doit respecter la proportionnelle lors des élections européennes, ce sont les lois nationales qui déterminent dans le détail les modes de scrutin. Il en existe trois.
D’abord la liste bloquée, où les électeurs ne peuvent voter que pour une liste sans pouvoir modifier l’ordre des candidats (c’est le cas de la France ou de l’Allemagne). Egalement, le vote préférentiel, où l’on peut choisir un ou plusieurs candidats - il faut encore distinguer dans cette catégorie les listes semi-ouvertes, où les électeurs peuvent modifier la position des candidats sur une liste unique, et les listes ouvertes, où ils peuvent voter pour des candidats issus de listes différentes. Enfin, le vote transférable où l’on peut classer les candidats par ordre de préférence.
Huit pays de l’Union ont instauré des quotas de parité. Mais ces quotas ne concernent que la constitution des listes. La France et la Belgique exigent ainsi que chaque liste présente autant de candidates que de candidats. En France, c’est la loi du 11 avril 2003 qui l’impose : les listes doivent être constituées d’un candidat de chaque sexe alternativement.
La Slovénie, l’Espagne et, depuis 2019, la Croatie, exigent qu’il y ait au moins 40 % de femmes. En Pologne, depuis 2014, ce seuil est fixé à 35 %, et au Portugal à 33 %. En Roumanie, la loi exige seulement qu’il n’y ait aucune liste entièrement masculine.




