Une action qui prend 1 600 % en Bourse en 2025, une capitalisation avoisinant les 8 milliards d’euros… Ces résultats financiers astronomiques sont ceux d’Abivax, une biotech française fondée à Montpellier en 2008. Sa molécule, l’obefazimod, représente un espoir dans le traitement de la rectocolite hémorragique, une maladie inflammatoire de l’intestin touchant entre 5 et 7 millions de personnes dans le monde. L’annonce fait l’effet d’une petite bombe. L’été dernier, l’entreprise a présenté des résultats très prometteurs à la suite d’essais cliniques de phase 3. Dans la foulée de la publication des résultats, la société opère une levée de 637,5 millions d’euros, historique pour une biotech française.
La success-story ne s’arrête pas là. Il n’aura fallu attendre que quelques mois pour que les premières rumeurs de rachat par les big pharma circulent. En décembre, le média spécialisé la Lettre évoque une «opération séduction» lancée à Bercy par l’américain Eli Lilly. Le laboratoire serait prêt à mettre 15 milliards d’euros sur la table pour racheter la biotech. L’information est démentie par le ministère de l




