Récemment, les opérateurs de paris sportifs ont eu une épiphanie : beaucoup se sont soudainement préoccupés du danger des jeux d’argent. Betclic a présenté en grande pompe un site pour prévenir le jeu chez les mineurs. Unibet a annoncé le lancement de GamBan, plateforme permettant aux joueurs addicts de s’auto-bloquer. Winamax a pour sa part participé à la semaine du «jeu responsable» et affirmé sa volonté d’écarter les enfants des paris sportifs. Un paradoxe quand on sait que, quelques mois plus tôt, ce même Winamax voyait sa stratégie publicitaire rejetée par l’Autorité nationale des jeux (ANJ) en raison d’un «risque réel de jeu des mineurs» et des «partenariats problématiques d’un point de vue du jeu excessif».
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En temps normal, on pourrait saluer ces initiatives et enfin croire à une prise de conscience de tous sur les dangers que peuvent entraîner les paris, du surendettement à l’isolement social et aux troubles anxieux. Mais à quelques jours du début de la Coupe du monde, le timing interroge : doit-on y voir une réelle bonne volonté ou est-ce de la poudre aux yeux ?
«L’addiction, c’est grâce à ça qu’ils s’enrichissent»
«Ce ne sont que des mesurettes pour se faire bien voir. C’est comme mettre des panseme




