Redresser les finances publiques et poursuivre la politique de l’offre. Ces deux politiques publiques rentrent une nouvelle fois en collision en macronie. La Première ministre, avec les ministres de Bercy, a reçu jeudi à Matignon l’ensemble de son gouvernement pour lancer les nouvelles revues de dépenses publiques, afin de trouver les 12 milliards d’euros de coupes que l’exécutif compte réaliser en 2025. Parmi les premiers thèmes annoncés, les aides aux entreprises. Un potentiel gisement d’économies, même si chiffrer précisément la dépense publique consacrée à cet empilement de dispositifs n’est pas simple. Ce serait autour de 120 milliards selon une source gouvernementale, plutôt près de 160 milliards en 2019 selon les travaux du Centre lillois d’études et de recherches sociologiques et économiques.
Mais attention, ouvrir ce dossier ne signifierait pas que l’exécutif revient sur l’un des marqueurs du macronisme, le soutien inconditionnel aux entreprises, largement bénéficiaires des réformes économiques. «La politique de l’offre et de soutien aux entreprises n’interdit pas de réfléchir à l’efficience des aides aux entreprises», considère-t-on au gouvernement, ajoutant même que «les milieux économiques sont très attachés à l’efficacité de la dépense publique». A voir. Dès qu’il s’agit de la politique pro-busi




