Quiz : de quoi parlait Jean-Pierre Farandou sur BFM TV, le 8 novembre, lorsqu’il s’est déclaré «pas sûr que notre pays ait les moyens de poursuivre ces politiques de générosité maximale» ? Si vous pensiez aux dizaines de milliards d’euros dont les entreprises bénéficient chaque année, perdu. Il s’agissait de la prime de Noël, que le ministre du Travail veut supprimer pour les foyers sans enfant. Car cette «générosité maximale» représente à peine 500 millions d’euros annuels, versés aux allocataires de certains minima sociaux comme le RSA.
Ces 500 millions contrastent avec un autre montant, que l’on a vu fleurir sur les pancartes dans les manifestations du mouvement social de la rentrée : 211 milliards d’euros, la somme que l’ensemble des entreprises françaises auraient perçue en 2023. Un chiffrage tiré d’un rapport sénatorial publié cet été et consacré à l’utilisation des aides publiques aux grandes entreprises et à leurs sous-traitants.
C’est Michel Barnier qui a donné au sénateur communiste Fabien Gay, rapporteur de cette commission, l’idée de consa




