Drôle de crise. Si l’on en croit le président de la Fédération des industries allemandes, Peter Leibinger, les poids lourds de l’économie allemande seraient en «chute libre». Volkswagen, ThyssenKrupp, BASF et tous les autres fleurons de l’économie allemande licencient à tour de bras. Près de 250 000 emplois ont été détruits depuis 2019.
D’un autre côté, des PME-PMI allemandes restent extrêmement dynamiques, innovatrices, et investissent. «Beaucoup d’entreprises ont relancé des projets en suspens depuis plusieurs années», assure Mathis Menzel, patron de la PME familiale Menzel Elektromotoren, qui table sur un retour de la croissance en 2026. Et tant pis si les trois grands instituts de recherche économique du pays ont revu à la baisse, ces derniers jours, leur prévision de rebond pour l’an prochain : entre 0,8 et 1 % de croissance anticipé l’an prochain, contre 1,1 à 1,3 % précédemment. «Nous-mêmes, nous allons investir 5 millions d’euros dans une nouvelle halle de production de 3 000 m²», se félicite-t-il.
«Or l’économie allemande, ce n’est pas Volkswagen ou BASF. Ce sont les PME-PMI de 100 à 1 500 salariés», insiste-t-il. Elles sont la «colonne vertébrale» du made in Germany avec 99 % des entreprises et 70 % des emplois en Allemagne.
Consommation de bière en baisse, épargne en hausse
Le discours alarmiste des grands industriels entretient cette ambiance de fin de règne dans la population. Les Allemands redoutent le déclin économique de leur industrie. «Les craintes d’une guerre, les inquié




