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Apple à 3 000 milliards de dollars en Bourse, la pure folie financière de l’époque

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Le fabricant de l’iPhone a dépassé les 3 000 milliards de dollars de valorisation boursière. Et cela grâce à des rachats d’actions colossaux, plutôt qu’à ses performances commerciales, pourtant bien réelles.

L’entreprise créée en 1976 a attendu quarante-deux ans pour dépasser les 1 000 milliards de capital, en août 2018. (Stein Silas/DPA/ABACA)
Publié le 04/01/2022 à 14h55

Bien malin, le boursicoteur débutant ayant éclaté son livret A en mai 2007, juste avant la sortie du premier iPhone, pour s’offrir des actions du fabricant : 10 000 euros investis à l’époque dans Apple en valent aujourd’hui plus de 470 000. Nous sommes nombreux à avoir raté le meilleur placement de l’histoire.

Le constructeur informatique américain a signé un énième record lundi, en devenant la première compagnie à franchir la barre des 3 000 milliards de dollars de capitalisation boursière (soit la valeur cumulée de toutes les actions composant le capital d’Apple). A ce niveau, qui dépasse l’entendement, seule une comparaison permet de comprendre de quoi on parle : les 40 plus grandes entreprises françaises, qui composent le CAC 40, affichent toutes ensemble une capitalisation d’environ 2 700 milliards de dollars (2 400 milliards d’euros). Mesurez l’écart de puissance financière avec les trois trillions de la grosse pomme.

Face à cette stupéfiante information, il y a plusieurs manières de réagir. On peut s’extasier béatement devant l’immensité du nombre, saluer la performance comme si l’on était aux Jeux olympiques du stock market et dérouler les chiffres attestant le succès commercial d’Apple : lors de

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