Une macroniste après un socialiste. Amélie de Montchalin va quitter son poste de ministre à Bercy, direction la rue Cambon, où se trouve la Cour des comptes. Emmanuel Macron a fait le choix de nommer cette fidèle parmi les fidèles, élue députée en 2017 avant d’entamer son parcours ministériel, pour succéder à Pierre Moscovici, parti au 31 décembre après cinq ans et demi à ce poste.
L’actuelle ministre âgée de 40 ans, qui sort tout juste d’un long marathon parlementaire dédié à l’adoption du budget pour 2026, prend un nouveau tournant après une décennie dans les cercles macronistes. Ministre de 2019 à 2022, elle avait dû quitter son poste après sa défaite aux législatives de la même année face à Jérôme Guedj, dans l’Essonne. Après une pause de deux ans, elle avait fait son retour dans le gouvernement François Bayrou en décembre 2024, aux Comptes publics.
Sa nomination, la première pour une femme à ce poste, devrait être entérinée ce mercredi lors d’un conseil des ministres, puis concrétisée le 22 février, avant le début de la période électorale, ce qui correspond d’ailleurs au moment choisi par Sébastien Lecornu pour procéder à son réajustement ministériel. Cette trajectoire qui bombarde une figure de la macronie à la tête d’une institution d’Etat n’est pas sans rappeler celle de Richard Ferrand, ex-conseiller d’Emmanuel Macron devenu président de l’Assemblée nationale, et aujourd’hui président du Conseil constitutionnel.




