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Enquête

Bolloré, objectif 2022

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A un an de sa retraite programmée, le milliardaire breton, actionnaire de référence de Vivendi et Canal+, est sur tous les fronts : OPA larvée sur Lagardère, visées sur Europe 1, rachat de Prisma Média… Cet activisme et ses arrière-pensées politiques intriguent, alors que sa chaîne info CNews dérive vers l’extrême droite.

Vincent Bolloré, le 20 septembre 2013. (Sebastien CALVET/Libération)
Publié le 02/02/2021 à 15h22

Depuis quelques années, Vincent Bolloré a pris l’habitude d’accueillir ses visiteurs en leur montrant une application sur son téléphone. Un compte à rebours qui mesure le temps lui restant avant le 17 février 2022. A cette date, qui marquera le bicentenaire du groupe portant son nom, le milliardaire a prévu de quitter ses fonctions. Il aura alors près de 70 ans, dont quarante passés à la tête de l’entreprise familiale. Bolloré à la retraite dans douze mois, vraiment ? «Vincent montre un peu moins le chronomètre quand vous allez le voir, se marre un grand patron français qui le fréquente. Il commence à dire qu’il espère avoir bouclé les chantiers en cours, que le Covid lui a fait prendre du retard…» Un des principaux lieutenants de l’intéressé nuance : «Il est toujours dans l’idée d’arrêter en 2022. Mais est-ce qu’il arrivera à le faire à 100 % à la date prévue ? Ce n’est pas sûr.»

Il n’est pas déraisonnable de parier que Vincent Bolloré fera un peu de rab. D’autant que l’homme d’affaires (qui n’a pas souhaité répondre à Libé) se démultiplie ces derniers temps. Vivendi, dont son groupe est l’actionnaire de référence avec 27 % du capital, bataille âprement sur les droits de diffusion de la Ligue 1. Il vient de racheter l’éditeur de presse Prisma, qui publie les magazines Géo, Capital, Gala… Il s’est aussi invit

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