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Brandt : l’entreprise bretonne EverEver veut reprendre le site de Vendôme, jusqu’à 150 emplois à la clé

Le groupe d’électroménager basé dans le Morbihan entend relancer une activité de cuisson dans l’usine du Loir-et-Cher, dont les 93 salariés ont été licenciés après la liquidation du groupe, en décembre.

Dans l'usine Brandt d'Orléans, le 16 janvier 2025. (Ava du Parc/Libération)
Publié le 27/01/2026 à 18h38

Une nouvelle lueur d’espoir. Le fabricant de lave-vaisselle EverEver, basé dans le Morbihan, a proposé ce mardi 27 janvier de reprendre l’usine de Vendôme, l’un des deux sites de production du géant français Brandt, en liquidation judiciaire depuis le 11 décembre. Son dirigeant, Martin Hacpille, entend conserver une partie des activités du site, en produisant des plaques de cuisson.

Alors que l’usine du Loir-et-Cher a été mise à l’arrêt il y a plus d’un mois, quand ses 93 salariés ont appris la décision du tribunal des activités économiques de Nanterre, l’industriel propose une «relance de l’activité rapide, dans les prochains mois», avec un effectif issu «en grande partie» des rangs de Brandt. Puis, à l’horizon 2028, «un élargissement progressif des activités, notamment vers la fabrication de fours».

Si l’objectif affiché est d’employer 150 salariés sur le site d’ici 2029, les premières années seront nettement plus modestes. «Entre 30 et 50 collaborateurs en 2026, puis 75 en 2027 et environ 110 en 2028», précise Martin Hacpille, qui ne souhaite pas dévoiler le montant avancé pour l’offre.

EverEver, qui se donne pour mission de «concevoir et proposer de l’électroménager durable, esthétique, évolutif et fabriqué localement», prévoit d’installer à Vendôme des activités d’assemblage et de recherche et développement. La fabrication des pièces des plaques de cuisson serait, elle, dans un premier temps assurée par des «fournisseurs locaux», puis en partie internalisée, assure le dirigeant.

Un plan de financement de 14 millions d’euros

Pour appuyer son offre, l’entreprise fondée en 2018 a lancé une levée de fonds ouverte aux professionnels et particuliers, qui devrait permettre de boucler un plan de financement chiffré à 14 millions d’euros. «Nous venons de rentrer en contact avec les pouvoirs publics, dont on espère aussi obtenir le soutien», ajoute Martin Hacpille. Contactée, la région Centre-Val de Loire n’a à ce stade pas souhaité réagir.

Pour mener à bien son projet, le groupe devra recevoir le feu vert du tribunal de Nanterre, auprès duquel les potentiels repreneurs ont jusqu’au jeudi 29 janvier pour déposer leur offre. Dans les semaines qui suivront, les juges auront également à se prononcer sur la piste de reprise de l’usine d’Orléans, le plus gros site de production de Brandt, déposée par l’homme d’affaires Stephan Français en décembre 2025. Appuyé par un investisseur mystère, le dirigeant de Thomson Computing a mis sur la table une enveloppe de «40 à 50 millions d’euros» et espère, lui aussi, sauver 150 emplois.

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