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Budget 2025 : 60 milliards d’euros, un objectif de tailles demandé par Michel Barnier

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Présenté en Conseil des ministres jeudi, le projet de loi de finances du chef du gouvernement, sur lequel repose en partie son avenir politique, coupe lourdement dans le budget et augmente les impôts. Un effort d’ampleur inédite qui doit combler, dit le gouvernement, «une dette financière colossale».

Le ministre de l'Economie, Antoine Armand, et le ministre du Budget, Laurent Saint-Martin, le 10 octobre à Paris. (Denis Allard/Libération)
Publié le 10/10/2024 à 20h48

Cette année, pendant la grand-messe annuelle de présentation à la presse du projet de loi de finances (PLF) et de celui de financement de la sécurité sociale (PLFSS), les deux nouveaux ministres de Bercy n’ont glissé dans leurs discours aucune citation d’écrivain. Avoir rompu avec l’habitude de leur prédécesseur, Bruno Le Maire, ne les a pas empêchés de jouer avec les mots. Laurent Saint-Martin, le ministre du Budget et des Comptes publics, a ainsi assuré que l’effort de 60 milliards d’euros que le gouvernement a choisi d’inscrire dans ces textes était «loin de la cure d’austérité». Il s’agirait plutôt d’un «freinage massif de la dépense publique». Promis, juré, ils ne redresseront «pas les comptes en cassant la croissance».

Pourtant, les chiffres que le gouvernement affiche dans ce budget qu’il annonce «de responsabilité, de sérieux et d’ambition» auront nécessairement un effet de ralentissement sur l’activité économique, comme l’ont déjà souligné l’Insee et nombre d’économistes. «Evidemment, ce sera difficile. Evidemment, cela implique de bousculer nos pratiques et notre façon de dépenser l’argent public. Mais c’est nécessaire», a d’ailleurs prévenu Antoine Armand, le ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie.

Pour faire passer le déficit public de 6,1 % du PIB cette année, un niveau inédit en dehors de période de crise, à 5 % l’an prochain, il prévoit

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