Les députés macronistes toujours réticents aux hausses d’impôts pourraient bien s’étrangler et la «coalition» gouvernementale vaciller encore un peu plus à la lecture de l’avis rendu par le Haut Conseil des finances publiques (HCFP) sur les projets de loi de finances et de financement de la sécurité sociale pour l’an prochain, présentés ce jeudi soir en Conseil des ministres. Ce document souligne que l’effort inscrit dans ces deux textes, qui consiste à ramener le déficit public de 6,1 % du produit intérieur brut (PIB) cette année à 5 % en 2025, ne reposera pas majoritairement sur des économies, comme le répète le gouvernement, mais pour plus des deux tiers sur des recettes supplémentaires.
Le 2 octobre, en même temps qu’ils soumettaient à l’institution une partie de ses deux projets de loi, Matignon et Bercy annonçaient les grandes lignes du redressement des finances publiques prévu pour l’an prochain : ce serait 60 milliards d’euros en tout, dont 40 milliards d’économies dans les dépenses et 20 milliards de recettes supplémentaires. Un calcul obtenu en comparant ce qu’aurait été, selon lui, le déficit l’an prochain si aucune mesure n’éta




