Le brouillard, jusqu’au bout. Alors que l’échec des sénateurs et des députés à s’accorder sur un texte budgétaire a été acté vendredi 19 décembre, le gouvernement a répété qu’il s’orientait vers le dépôt d’un projet de loi spéciale, composé de trois ou quatre articles permettant la perception des impôts existants au-delà du 31 décembre et la reconduction, par décret, des crédits votés pour 2025, jusqu’à ce qu’une loi de finances pour 2026 soit promulguée. Matignon a indiqué que ce projet avait été soumis au Conseil d’Etat vendredi matin, l’Elysée a fait savoir qu’un conseil des ministres était convoqué lundi soir au retour du chef de l’Etat des Emirats arabes unis, et le Parlement s’est organisé – «sous réserve de son dépôt», précisent les convocations – pour le voter avant le réveillon de Noël.
Seulement voilà, dans le camp présidentiel, on répète que ce scénario ne repose encore que sur des hypothèses. Sébastien Lecornu attend pour se décider de s’être entretenu avec plusieurs responsables politiques. Les discussions ont commencé ce dimanche 21 décembre. Après Gabriel Attal, Paul Christophe ou Marc Fes




