L’économiste Gilles Moëc pointe la fébrilité des marchés par rapport aux investissements qui s’envolent dans l’intelligence artificielle. Il estime néanmoins, qu’à terme, ce secteur pourra générer de la croissance.
A New York et en Asie, les bourses ont subi des corrections cette semaine. Assiste-t-on aux premiers signes avant-coureurs d’un éclatement de la bulle de l’IA ?
L’état de nervosité sur les valorisations de la tech s’exacerbe. En l’espace d’une semaine, et c’est significatif, le sous-index technologie du S & P 500 aux Etats-Unis a perdu plus de 5 %. Le premier facteur d’explication, c’est une réserve fédérale américaine qui s’avère beaucoup plus réticente à baisser ses taux que ce qu’espérait le marché. C’est une mauvaise nouvelle pour la tech : ce secteur attire aujourd’hui pour des revenus massifs qui se matérialiseront surtout demain. Il y a peu de distributions de dividendes dans le présent. Si les taux ne baissent pas, les investisseurs risquent de privilégier des actifs sans risques, qui vont rapporter immédiatement, à un actif qui rapporte très peu à court terme.
Et le deuxième facteur d’explication ?
Il est lié à l




