Menu
Libération
Interview

Bulle spéculative de l’IA : «La croissance américaine est extraordinairement dépendante du secteur de la tech»

Réservé aux abonnés

Gilles Moëc, chef économiste du groupe AXA, estime que la solidité des géants du secteur est meilleure que celle des entreprises de la tech avant l’explosion de la bulle Internet des années 2000. Sans visibilité quant aux futurs profits, les investisseurs pourraient néanmoins perdre patience.

Le président de la Réserve fédérale des Etats-Unis, Jerome Powell, le 29 octobre à Wahington. (Jim Watson/AFP)
Publié le 07/11/2025 à 18h27

L’économiste Gilles Moëc pointe la fébrilité des marchés par rapport aux investissements qui s’envolent dans l’intelligence artificielle. Il estime néanmoins, qu’à terme, ce secteur pourra générer de la croissance.

A New York et en Asie, les bourses ont subi des corrections cette semaine. Assiste-t-on aux premiers signes avant-coureurs d’un éclatement de la bulle de l’IA ?

L’état de nervosité sur les valorisations de la tech s’exacerbe. En l’espace d’une semaine, et c’est significatif, le sous-index technologie du S & P 500 aux Etats-Unis a perdu plus de 5 %. Le premier facteur d’explication, c’est une réserve fédérale américaine qui s’avère beaucoup plus réticente à baisser ses taux que ce qu’espérait le marché. C’est une mauvaise nouvelle pour la tech : ce secteur attire aujourd’hui pour des revenus massifs qui se matérialiseront surtout demain. Il y a peu de distributions de dividendes dans le présent. Si les taux ne baissent pas, les investisseurs risquent de privilégier des actifs sans risques, qui vont rapporter immédiatement, à un actif qui rapporte très peu à court terme.

Et le deuxième facteur d’explication ?

Il est lié à l

Dans la même rubrique