De trois distributeurs automatiques de billets (DAB) à zéro. En une décennie, la commune de Saint-Joachim (Loire-Atlantique) aura vu disparaître tous ses distributeurs de billets. L’information est arrivée un peu par hasard, au cœur de l’été, aux oreilles de Raphaël Salaün, maire sans étiquette de ce bourg de 4 300 habitants : après le départ du Crédit agricole, dix ans auparavant, et de la Poste, il y a trois ans, le Crédit mutuel, dernier établissement présent avec un DAB a décidé de plier boutique.
Fruit d’une «rationalisation des réseaux bancaires», selon le Comité national des moyens de paiement (CNMP), la France a perdu 1 545 DAB en 2024, soit une baisse de 3,5 % sur un an, et de plus de 19 % sur six ans. Fin 2024, il en restait 42 578. Pour Pierrick Courbon, député PS de la Loire, cet «exode progressif des établissements bancaires dans les territoires ruraux, et dorénavant dans les centres urbains» devrait «s’accélérer dans les prochaines années» faisant de l’accès à l’argent liquide «une nouvelle source d’inégalités».
Ce jeudi, dans le cadre de la niche parlementaire de son parti à l’Assem




