C’est un feuilleton dont le prochain épisode est attendu pour le vendredi 19 décembre. Au deuxième étage du tribunal judiciaire de Paris, dans la salle d’audience 2.12, c’est devant des bancs bien garnis que la justice a examiné en référé, vendredi 5 décembre, la requête du gouvernement français : la suspension pour trois mois en France de la plateforme d’ultra-fast fashion Shein après la mise en vente de produits illicites sur sa marketplace.
Une demande «complètement disproportionnée» au regard «du dommage qui a disparu», a martelé l’avocat de la plateforme, Me Kami Haeri, puisque Shein a suspendu «de sa propre initiative», le 5 novembre, sa marketplace (qui accueille des vendeurs tiers) ainsi que ses propres produits hors habillement, après la découverte fin octobre de




