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Justice

A la barre, Shein plaide sa bonne foi : «On est très loin de la marketplace qui ne contrôle rien»

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Devant le tribunal judiciaire de Paris, vendredi 5 décembre, le géant de l’ultra-fast fashion a vanté la rapidité de sa réaction après le scandale des poupées à caractère pédopornographie. L’Etat, qui demande la suspension du site pour trois mois, n’a pas reçu le soutien du ministère public.

L’Etat réclamait la suspension du site d'ultra-fast fashion Shein pour trois mois. (Julie Sebadelha/AFP)
Publié le 05/12/2025 à 20h07

C’est un feuilleton dont le prochain épisode est attendu pour le vendredi 19 décembre. Au deuxième étage du tribunal judiciaire de Paris, dans la salle d’audience 2.12, c’est devant des bancs bien garnis que la justice a examiné en référé, vendredi 5 décembre, la requête du gouvernement français : la suspension pour trois mois en France de la plateforme d’ultra-fast fashion Shein après la mise en vente de produits illicites sur sa marketplace.

Une demande «complètement disproportionnée» au regard «du dommage qui a disparu», a martelé l’avocat de la plateforme, Me Kami Haeri, puisque Shein a suspendu «de sa propre initiative», le 5 novembre, sa marketplace (qui accueille des vendeurs tiers) ainsi que ses propres produits hors habillement, après la découverte fin octobre de

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