C’est décidément devant les tribunaux que la plateforme chinoise Shein devra rendre des comptes. Après la procédure judiciaire engagée par l’Etat pour la vente de poupées sexuelles d’apparence enfantine sur leur site, c’est au tour des professionnels du commerce d’engager une action en justice contre la plateforme, cette fois pour concurrence déloyale. Une procédure qui réunit douze fédérations professionnelles de commerce, une soixantaine d’entreprises et une centaine d’enseignes, parmi lesquelles Promod, Grain de Malice, Coopérative U ou Monoprix.
Leur objectif : faire reconnaître le préjudice économique sur le commerce français en demandant réparation (le chiffrage des dommages et intérêts réclamés est en cours) et faire cesser immédiatement les pratiques illégales.
Cette action «s’apparente davantage à une tentative de boycott qu’à une démarche juridique sérieuse [car elle] s’écarte de l’esprit du droit français et européen de la concurrence, dont la vocation est de protéger l’innovation et d’assurer le libre choix des consommateurs – non de le restreindre», a immédiatement réagi un porte-parole de Shein dans un communiqué.




