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Seconde vie

Economie circulaire : le recyclage trône, le réemploi traîne

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Si le secteur du réemploi pèse plus de 2 milliards d’euros, il reste éclipsé par celui, plus conséquent encore, du recyclage. Selon un rapport sénatorial, la manne financière de l’écocontribution, qui alimente ces deux modèles, pourrait être davantage dépensée.

Selon l’Ademe, les Français détiennent en moyenne 99 objets électriques dont six n’ont jamais été utilisés. (Krista Van der Niet/Libération)
Publié le 22/12/2025 à 5h23

C’est cette petite ligne en bas d’une facture, juste sous le montant total, à côté de la mention barbare «dont écoparticipation DEEE». Ces quelques euros collectés sur chaque produit manufacturé acheté neuf – environ 2,50 euros pour un smartphone, 8 euros pour un canapé, 13 euros pour un vélo électrique – financent la fin de vie du produit. C’est l’écocontribution.

Au total, elle a rapporté plus de 2,3 milliards d’euros aux éco-organismes en 2024 et cette somme devrait grimper à 8 milliards d’euros en 2029. Mais la manne financière est loin d’être utilisée à son plein potentiel. «La moitié du montant des écocontributions est thésaurisée», pointe la sénatrice Les Républicains Christine Lavarde dans un rapport remis début octobre.

Résultat, le recyclage (transformer un produit en matière première) et surtout le réemploi (lui donner une seconde vie par la réparation et le reconditionnement) patinent. Seuls 5 % des produits collectés sont effectivement reconditi

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