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Shein : le ministre de l’Economie dénonce une «invasion commerciale», la plateforme «prend acte» de sa suspension par le gouvernement

En dépit du tollé et du scandale des ventes de poupées sexuelles pédopornographiques sur son site, le leader chinois de la mode ultra-éphémère a ouvert ce mercredi 5 novembre sa première boutique dans le quartier parisien du Marais.

Ouverture du corner Shein au BHV, le 5 novembre. (Denis Allard/Libération)
Publié le 05/11/2025 à 8h03, mis à jour le 05/11/2025 à 21h12

En résumé :

  • Le géant asiatique du commerce en ligne Shein a ouvert mercredi son tout premier magasin pérenne au sein du BHV à Paris, malgré les polémiques et une enquête judiciaire pour la vente de poupées sexuelles à l’effigie d’enfant.
  • Sous la vigilance de forces de police présentes à l’extérieur du BHV, les premiers clients sont entrés dans le grand magasin parisien avant d’inaugurer le magasin Shein au 6e étage peu après 13 heures.
  • Patrice Faure, le préfet de police de Paris, a assuré suivre l’inauguration avec une «attention toute particulière».
  • Les politiques de tous bords, en colère contre le tapis rouge offert à l’enseigne chinoise à Paris, ont défilé toute la matinée devant le magasin.
  • L’arrivée de Shein au BHV avait déjà ému au moment de son annonce le 1er octobre, le site d’e-commerce étant le symbole de l’ultra-fast fashion régulièrement accusé de concurrence déloyale, de pollution environnementale et de conditions de travail indignes.
  • Sébastien Lecornu a annoncé mercredi engager une procédure de «suspension» de la plateforme en France.
Le 05/11 à 21H08

Roland Lescure dénonce une «invasion commerciale»

«C’est un sujet pour toute l’Europe […], il y a une stratégie délibérée d’invasion commerciale d’un marché qui reste ouvert et qui doit se protéger», a déclaré sur LCI le ministre de l’Economie Roland Lescure. «Le libre-échange ce n’est pas une religion, ce sont des règles de marché qui ne fonctionnent que si tout le monde joue le jeu. Et là en Europe, on est les derniers à jouer le jeu», a regretté le ministre, qui a appelé à protéger les «enfants» et les «industries». «Ils ont dépassé les bornes», a-t-il encore fustigé, dénonçant la vente de poupées pédopornographiques et d’armes de catégorie A, des armes létales.

Le 05/11 à 20H45

«On n’a pas le droit de faire les courses ?» : le corner Shein du BHV fait le plein lors de son inauguration en dépit des polémiques

Le géant de l’e-commerce a officiellement ouvert ce mercredi 5 novembre son immense stand au dernier étage du Bazar de l’hôtel de ville. La clientèle, très nombreuse, fait fi des controverses, prétextant des prix très bas. Notre reportage au BHV.

Le 05/11 à 18H26

«Si on veut traiter ce sujet de manière durable, il faut qu'on traite au niveau européen», dit le ministre de l'Economie

Le ministre de l’Economie Roland Lescure a annoncé recevoir jeudi «les fournisseurs d’accès» à internet, lors d’une audition devant la commission des Affaires économiques du Sénat. «Si on veut traiter ce sujet de manière durable, il faut qu’on traite au niveau européen. Avec ce qu’ils font depuis trois jours, là, franchement, on a des arguments forts à porter à Bruxelles et on les portera», a-t-il assuré. La ministre déléguée au Numérique, Anne Le Henanff, a pour sa part saisi la Commission européenne «pour qu’elle engage une enquête sur les pratiques de la plateforme», ajoute Bercy.

Le 05/11 à 17H34

Le gouvernement saisit la justice pour demander le blocage du site

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a saisi la justice pour demander le blocage de la plateforme de commerce en ligne Shein, coupable d’avoir proposé à la vente des poupées sexuelles d’apparence enfantine et des armes de catégorie A, a annoncé mercredi le ministère de l’Economie. Cette saisine, qui s’appuie sur l’article 6-3 de la loi pour la confiance dans l’économie numérique, vise à «faire cesser de façon certaine les graves dommages à l’ordre public causés par les défaillances de Shein», précise le ministère de l’Economie. Celui-ci rappelle également que si, d’ici 48 heures, «des produits interdits sont toujours disponibles à la vente sur le site Shein, une réquisition numérique pourra être ordonnée», permettant au gouvernement d’«exiger la suspension du site internet» du géant asiatique.

Le 05/11 à 17H11

Achat d’une poupée sexuelle aux traits enfantins : quelles sont les peines encourues par les acheteurs ?

Un homme ayant commandé une poupée à caractère pédopornographique en Chine a été interpellé ce mercredi dans les Bouches-du-Rhône. Convoqué prochainement devant le tribunal correctionnel, il encourt 5 ans de prison et 75 000 euros d’amende. Pour caractériser le délit, «les enquêteurs vont regarder l’apparence des poupées : visage juvénile, corps d’enfant prépubère, taille d’un enfant», précise Véronique Béchu, ex-commandante de police et directrice de l’Observatoire de l’Association e-Enfance /3018. Or, bien que les poupées ne soient pas nues, leur description commerciale évoque clairement un usage sexuel, avec des mentions explicites comme «utilisation masturbatoire masculine avec vagin et anus réels». «Détenir des objets pédocriminels, en l’occurrence ces poupées», tombe sous le coup de «l’article 227 alinéa 23, car ce sont des représentations d’enfants», a martelé la Haute-Commissaire mardi sur France Info.

Le 05/11 à 16H47

Le patron du BHV «satisfait» de la suspension des produits de vendeurs tiers

Frédéric Merlin, le patron du BHV s’est dit «satisfait» de la décision de suspendre la «marketplace» de Shein, où sont proposés des produits de vendeurs tiers, après les annonces de la plateforme et du gouvernement. «On est fiers des produits qu’on vend ici, on est certains de leur qualité, de leur provenance, mais ce n’est pas le cas malheureusement des commerçants qui sont hébergés sur leur place de marché», a-t-il déclaré à la presse. En début d’après-midi, le gouvernement a annoncé vouloir «suspendre» la plateforme Shein, sans préciser à ce stade les modalités.

Le 05/11 à 16H31

La main d’œuvre exploitée, «ça a toujours existé»

Par Romain Métairie

On retourne prendre des nouvelles de la file au rez-de-chaussée. A 16 heures, elle n’a pas bougé d’un mètre. Dedans, il y a Thomas et Marie, tous les deux 24 ans, tous les deux au chômage. Ils ont appris l’ouverture de Shein au BHV à la télé. Thomas achetait déjà sur le site de l’entreprise d’e-commerce, «de temps en temps. Donc je connaissais un peu.» Avec l’offre qui veut que pour tel montant dépensé, les clients bénéficient du même montant à dépenser dans les autres étages du BHV, ils se sont dit que c’était l’occasion. Qu’importe le reste, et ces gens qui gueulent de l’autre côté pour dézinguer le mastodonte. La main-d’œuvre exploitée, «ça a toujours existé», rétorque Marie. «Quand on va dans d’autres magasins, les étiquettes sont marquées du Bangladesh, de Chine», déroule-t-elle. «Au final, ça assure pas de la qualité du produit et de son juste prix. Et c’est vendu trois fois plus cher par les enseignes de prêt à porter.» CQFD. «Là, ça va peut-être faire prendre conscience (aux grandes marques) de la hausse des prix, et elles vont peut-être prendre ça en compte», se demande Thomas. «Ça va leur faire peur j’espère. Ils vont peut-être se dire qu’ils doivent baisser les prix de leur côté», souhaite Marie, qui ne semble pas mesurer les coûts environnementaux et sociaux de sa proposition.

Le 05/11 à 16H12

«La politique je peux pas répondre dessus, je parle que de mon taf»

Par Romain Métairie

Il plie, replie, re-replie. Un pantalon dans un bras, un cintre dans l’autre, le vendeur accoutré en costume Shein multiplie les allers-retours entre les rayons et les stocks, entre trois requêtes de consommateurs à la minute. Il a démarré à 7 heures ce matin et doit finir entre 16 et 17 heures. Cette journée marathon, il s’y était préparé. Tous les employés, d’ailleurs. «On a été briefés. C’est normal avec autant d’affluence. On s’est préparés pour», raconte celui qui taira son nom. Sur le reste, à savoir Shein et ses controverses, il restera comme ses collègues, muet. «La politique, je peux pas répondre dessus, je parle que de mon taf.»

Le 05/11 à 15H47

Shein «prend acte» de la suspension initiée par le gouvernement et veut «engager» rapidement le dialogue

«Nous prenons acte de l’annonce faite aujourd’hui par le gouvernement», a déclaré mercredi la plateforme asiatique Shein après la décision de la France d’initier sa suspension. «La sécurité de nos clients et l’intégrité de notre marketplace (site où sont proposés des produits de vendeurs tiers) sont nos priorités absolues», explique dans un communiqué Quentin Ruffat, porte-parole de Shein en France, qui a ouvert à la mi-journée à Paris sa première boutique physique au BHV.

Le 05/11 à 15H35

Shein, BHV : pas de deuxième chance pour la pédocriminalité

On ne peut négocier avec une entreprise qui a tiré profit de produits pédocriminels. Si le géant asiatique de l’e-commerce avait vendu du matériel servant à des actes terroristes, les serveurs seraient déjà saisis, les dirigeants interpellés. Mais quand il s’agit de violences sexuelles faites aux enfants, on tergiverse, déplore Arnaud Gallais, président de Mouv’enfants. Lire la tribune.

Le 05/11 à 15H25

«On a open bar»

Par Romain Métairie

Christian nous présente sa trouvaille. Enfin celle de Rose, sa fille. «Regardez.» Un jean baggy bleu azur pailleté, «décontracté et vintage». «35 euros.» Il compare : «Dès qu’on va au Printemps ou même au BHV, c’est…» «À 75 euros», coupe et complète sa fille. Ils sont arrivés «à 13 h 09» précises. «J’ai entendu dire que certains étaient là dès 6 heures ce matin.» Le budget ? «On a open bar», s’esclaffe le père. Les polémiques, il en pense quoi ? «C’est dramatique c’est vrai.» Puis il se lance dans une autre comparaison, plus vacillante : «Mais j’ai fait l’Afrique. Je connais des misères. On ne défraye pas la chronique comme ça. Allez en Ouganda, au Nigeria, on peut même pas sortir. Ça, ce sont des vrais sujets» certifie l’homme. Il avance autre chose : «Quand on voit qu’Hidalgo met sur ses panneaux Shein dehors puis qu’elle se paye des robes de Dior à 8 000 euros en 36 et en 34…», essaie-t-il d’argumenter, sans finir sa phrase. Les bras pleins de nouvelles trouvailles de Rose.

Le 05/11 à 15H06

Shein suspend temporairement les produits des vendeurs tiers en France

La plateforme asiatique Shein a annoncé mercredi suspendre sa «marketplace» en France, c’est-à-dire les produits proposés en ligne par des vendeurs tiers, après le scandale lié à la vente de poupées sexuelles ressemblant à des fillettes. Shein a fait ce choix «à la suite de préoccupations liées à certaines mises en ligne effectuées par des vendeurs tiers indépendants», selon un communiqué de la société. Une source proche du dossier précise que cette annonce est indépendante de la décision du gouvernement d’engager une procédure de suspension de la plateforme Shein en France.

Le 05/11 à 14H46

Le gouvernement annonce la suspension de la plateforme Shein en France

Le chef du gouvernement Sébastien Lecornu a annoncé mercredi qu’il engageait une procédure de «suspension» en France de la plateforme «le temps» que cette dernière se conforme aux lois du pays. «Sur instruction du Premier ministre, le gouvernement engage la procédure de suspension de Shein, le temps nécessaire pour que la plateforme démontre aux pouvoirs publics que l’ensemble de ses contenus sont enfin en conformité avec nos lois et règlements», a détaillé Matignon. «Un premier point d’étape devra être fait par les ministres dans les 48 prochaines heures», a ajouté la même source dans un communiqué.

Le 05/11 à 14H27

«On n'a pas le droit de faire les courses ?» : les déclarations magiques de la première cliente de Shein au BHV

Par Romain Métairie

Une femme ressort du BHV. Descend la marche du magasin sous les flashs. Lunettes de soleil, haut noir soigné, sac siglé Shein qui pendouille des mains. Elle s’allume une blonde. Puis exhibe devant la foule, clope au bec, une petite laine blanche échancrée. Elle n’est pas n’importe qui. «Vous êtes la première cliente mondiale d’un magasin Shein physique !», lui apprend un journaliste. «Et alors ? J’aime beaucoup la Chine. J’adore les Chinois. Ils sont très gentils, très travailleurs. Pourquoi il y a autant de jalousie comme ça ?», interroge-t-elle. Un garçon la filme : «Vous êtes très belle madame.» Elle : «Qui a dit ça ? Vous êtes le plus beau au monde !» Elle ressort le gilet, glané à 15 euros : «Les finitions sont magnifiques.» Le made-in-Shein ne la «dérange pas du tout». «On n’a pas le droit de faire les courses ?» Va-t-elle revenir ? «Naturellement ! Mais maintenant, je vais boire une coupe de champagne !»

Le 05/11 à 13H45

«A ceux qui font la queue, honte à vous !», hurle une femme aux clients de Shein

Par Romain Métairie

Elle a beau avoir un masque noir qui recouvre la partie inférieure de son visage, cette femme qui s’agrippe à la barrière du camp des «anti-Shein» hurle tellement plus fort que les autres qu’elle accapare toute l’attention. Déterminée, elle s’adresse au cortège des pro-Shein 15 mètres en face. «A ceux qui font la queue. Honte à vous ! Un peu de dignité ! Vous avez pas honte ! J’ai honte pour vous ! Pensez à vos enfants ! Qu’est-ce qu’ils diront de vous ? Partez tant qu’il est temps !», vocifère-t-elle. Le tout ponctué d’une injonction à la foule : «Ne rentrez pas !», martelé à cinq reprises. Sans véritable effet sur l’auditoire incriminé, si ce n’est des têtes qui s’abaissent, et quelques mots d’indignés, mais murmurés, eux.

Le 05/11 à 13H41

Premiers clients, premiers achats

Par Ismérie Vergne

«40€ le jean, c’est n’importe quoi, souffle Maya. C’est pas du tout les mêmes prix que sur le site». Déçue, elle a malgré tout dégoté un blazer noir à strass. «J’avais repéré le même chez une autre marque mais il est quand même deux fois moins cher ici». Montant du ticket de caisse, 64,99 €. Depuis l’ouverture à 13 heures, c’est la fourmilière, on touche, on regarde les étiquettes, on sort du portant, on remet. Les vêtements sont mollement repliés, d’autres glissent des cintres. Aux caisses, la file d’attente s’allonge. «J’ai quand même trouvé un petit haut pour ma fille», explique Zora, pull manches courtes beige sous le bras. Venue par curiosité, elle ne regrette pas les deux heures de queue ce matin.

Le 05/11 à 13H13

Des «Shame Shein» clamés à tout-va à l'heure de l'ouverture du corner chinois au BHV

Par Romain Métairie

A quelques minutes de l’ouverture, bilan de la file d’attente : environ 140 mètres de long. Entre 400 et 500 clients pressés que le rayon ouvre enfin. Au moins autant d’intrigués, de politiques, médias, influenceurs mode, militants anti fast-fashion et autres opposants de la basse-couture. Le tout, cette fois, laborieusement encadré par des compagnies de CRS dont les membres sont tout autant interloqués face aux scènes entre badauds qui se jouent autour d’eux. Des crispations, des passants qui s’agrippent en voulant se frayer un chemin. Soudain, les CRS évacuent la zone vélo et bus jusqu’ici bondée. Des «Shame Shein» sont clamés à tout-va. «Il y a le camp des pour, et le camp des contre», résume un gars en trench-coat qui zieute le nouveau décor.

Le 05/11 à 12H41

«On va être moins dans l’achat déraisonnable [que sur le site] en laissant aux clients la possibilité de toucher et d’essayer», assure Frédéric Merlin, 30 minutes avant l'ouverture

Par Ismérie Vergne

Pull marinière en maille à 27,99 euros, jean à strass à 38,49 euros, col roulé vert à 12,99 euros… A 30 minutes de l’ouverture des portes pour les clients, Frédéric Merlin déambule entre les présentoirs parfaitement agencés des articles Shein au 6e étage du grand magasin. «Ce qu’on fait ici, c’est le moyen de faire un peu mieux, défend le patron du BHV, grand sourire aux lèvres. On va être moins dans l’achat déraisonnable en laissant aux clients la possibilité de toucher et d’essayer». «Maintenant au travail, place aux clients», lâche-t-il avant de disparaître.

Le 05/11 à 12H23

Dans 45 minutes, la clientèle va débarquer au 6e étage du BHV

Par Romain Métairie

A l’intérieur, on ne comprend pas pourquoi les gens s’obstinent à rester dehors. Au 5e étage, une dame avachie sur un pouf s’en étonne auprès d’un agent de sécurité qui petit-déjeune : «C’est pour avoir un ticket de réduction sur les achats», explicite l’homme entre deux bouchées. «C’est très mal fait.» La dame acquiesce. Près de l’escalator, un groupe de jeunes tentent de filouter pour monter avant tout le monde. Peine perdue. Au 6e, l’ambiance tranche avec celle qui règne dehors. Seul s’active le personnel du magasin pour poser les dernières touches avant l’inauguration. On se passe les ultimes cartons, on plie les derniers t-shirts, on termine d’apprêter les mannequins. Tout est impeccable. Pour quelques instants seulement. Dans 45 minutes, la clientèle va débarquer.

Le 05/11 à 12H15

«Je les déteste [Shein]. Ils devraient gicler d’ici !»

Par Romain Métairie

11 h 50. L’extérieur du Bazar a des airs de joyeux bordel. Les bus klaxonnent constamment pour que les caméras et les curieux qui dépassent du trottoir se rabattent le long des vitrines où la file d’aficionados Shein grossit, quitte à rajouter de la cohue à la cohue. Les agents de sécurité parlent dans le vide. De l’autre côté de la rue de Rivoli, où l’espace qui jouxte l’Hôtel de ville s’est rempli, au cours de la matinée, de cars de CRS, un groupe de collégiens allemands déboule de la bouche métro, interloqués. Les cyclistes qui passent au ralenti affichent la même moue. L’un d’eux stoppe net après avoir vu une banderole dépasser d’une fenêtre située à l’étage de l’accueil de l’Hôtel : «Shein, non merci», peut-on lire. «Ah super ! Bien joué», s’exclame le rouleur, satisfait. Il nous regarde : «Je les déteste. Ils devraient gicler d’ici !» Puis resserre son casque, remonte sur son deux-roues. Il regarde avec dédain la foule d’acheteurs et reprend la route.

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