Un taux de contrôle des produits importés dans l’Union européenne à 0,008%. Trois chiffres après la virgule. Sur 1 million de produits importés, en moyenne seuls 82 sont contrôlés. Cette faiblesse des inspections est pointée du doigt par un rapport d’information parlementaire présenté mercredi 17 décembre devant la Commission du développement durable de l’Assemblée nationale. Une mission boudée par la plateforme d’ultra fast fashion Shein et née il y a six mois d’un paradoxe : pourquoi accepter sur le territoire français ce qu’il est interdit d’y produire ?
Car les rares contrôles opérés révèlent des fraudes massives : «Sur ces 82 colis contrôlés, 80 à 90 % ne respectent pas nos normes de sécurité», dénonce le corapporteur Antoine Vermorel-Marques (LR). «8 à 12 % de l’alimentation que nous importons est non conforme aux exigences sanitaires et normatives européennes», complète le second corapporteur, Julien Guibert (RN). Objets électroniques inflammables, jouets dangereux, meubles non conformes, contrefaçons… Pour les produits manufacturés, la part de produits frauduleux atteint même 80 à 90 % précisent les auteu




