Il y de l’action dans le monde des équipementiers sportifs. Le groupe chinois Anta Sports va devenir l’actionnaire principal de la société alleman de Puma en rachetant les parts de la famille Pinault pour 1,51 milliard d’euros, selon un communiqué à la Bourse de Hong Kong diffusé mardi 27 janvier.
Afin d’étendre sa présence sur les marchés internationaux, Anta Sports (propriétaire entre autres des marques Fila, Wilson, Salomon...) va acquérir environ 29% des actions de Puma, qui appartenaient jusqu’ici à Artémis la holding de la famille du milliardaire français François Pinault, qui était l’actionnaire principal de Puma. D’après l’accord, Anta achètera un peu plus de 43 millions d’actions de l’équipementier au prix de 35 euros chacune. Soit une prime de 62% par rapport au dernier cours de clôture de Puma lundi, et valorise l’opération à 1,51 milliard d’euros.
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Pourquoi ce deal, qui devrait être effectif à la fin de l’année? Selon Anta, il devrait « renforcer encore sa présence et la notoriété de sa marque sur le marché mondial des articles de sport, renforçant ainsi sa compétitivité internationale globale », a-t-elle communiqué. « Nous pensons que le cours de l’action Puma au cours des derniers mois ne reflète pas pleinement le potentiel à long terme de la marque», a déclaré Ding Shizhong, président d’Anta. Bien que le communiqué indique que sa société n’a pas l’intention de lancer une offre publique d’achat sur Puma, la société chinoise « évaluera attentivement la possibilité d’approfondir davantage le partenariat entre les deux parties à l’avenir».
«Trop commerciale»
Basé dans la province du Fujian, dans le sud-est de la Chine, Anta Sports, fondé en 1991, est l’un des plus grands fabricants mondiaux de vêtements de sport. Il s’agit de la société mère de nombreuses marques mondiales par l’intermédiaire de sa filiale Amer Sports (société filandaise rachetée en 2019), notamment Wilson, Arc’teryx et Salomon. Le groupe contrôle également les droits sur le vaste marché chinois pour des marques étrangères de vêtements de sport, notamment Fila et Descente.
La holding Artémis justifie quant à elle cette vente par sa volonté de « se concentrer sur des actifs dont la société détient le contrôle » et « redéployer ses ressources vers de nouveaux secteurs créateurs de valeur ». Puma, lui, est confronté à une faible demande depuis plusieurs mois et a vu ses ventes baisser de plus de 15% au troisième trimestre 2025. Arthur Hoeld, devenu patron de l’équipementier allemand en 2025, a déclaré que la marque était devenue « trop commerciale » et qu’elle avait entrepris une « réinitialisation » l’année dernière afin d’améliorer son image, sa distribution et son offre de produits.




