Deux jours après les nouveaux rappels de laits infantiles, des marques bio Popote et Babybio, Nestlé France a annoncé mardi 3 février dans la soirée un nouveau rappel de produits. Cela concerne cette fois des laits de la marque Guigoz, précisément le lot Opti Pro relais 1.
Alors que Nestlé est accusé d’avoir identifié la présence de la toxine dix jours avant d’effectuer ses premiers rappels de produits, courant décembre, le groupe mentionne désormais les nouveaux contrôles pour détecter la céréulide. «Les autorités européennes et françaises ont récemment annoncé une évolution des méthodologies d’analyse de la céréulide, fondée sur de nouvelles connaissances scientifiques. Ces évolutions permettent désormais une détection plus fine sur les laits infantiles une fois réhydratés», a expliqué une porte-parole de la branche française du géant de l’agroalimentaire suisse. Et le groupe d’ajouter qu’il vise «l’absence totale de céréulide détectable dans nos laits infantiles», avec le seuil de détection «le plus strict du secteur».
A lire aussi
En France, le contrôle de la céréulide a été renforcé par la décision récente du ministère de l’Agriculture d’imposer un seuil limite toléré plus strict, en anticipation de nouvelles recommandations scientifiques. L’agence sanitaire européenne vient également de durcir ses recommandations.
Les rappels ont débuté mi-décembre, chez Nestlé, déclenchant une cascade de décisions similaires dans le monde, de la part des géants comme Danone ou Lactalis, mais aussi de plus petits acteurs du marché. Plusieurs industriels mettent en cause un fournisseur d’ingrédient chinois, Cabio Biotech, qui produit une huile riche en oméga-6. Cette huile aurait été contaminée par des bactéries Bacillus cereus, susceptibles de produire la toxine mise en cause, qui peut provoquer vomissements et diarrhées.
Cinq hospitalisations sans «lien direct» établi
A ce stade, des enquêtes pénales ouvertes à Bordeaux et Angers après la mort de deux nourrissons ayant consommé des laits Nestlé rappelés n’ont pas établi de lien direct.
Cinq autres nourrissons ont pour l’heure été hospitalisés en France après avoir consommé des laits infantiles concernés par les rappels, ont rapporté les autorités sanitaires lundi, rappelant encore qu’aucun lien direct n’était établi à ce stade et que les bébés étaient «tous ressortis».




