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Récit

Shein en France : de la surtension au BHV à la suspension du site

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Alors que la plateforme chinoise ouvrait mercredi son premier magasin physique mondial à Paris, le gouvernement a annoncé, le jour même, lancer une procédure d’arrêt temporaire du site, notamment en raison de la vente d’armes et de poupées sexuelles à caractère pédopornographique.

La manifestation du collectif Mouv'Enfants, devant le BHV à Paris, mercredi. (Denis Allard/Libération)
Publié le 05/11/2025 à 21h52

La coupe est pleine. Les pouvoirs publics ont décidé de ne plus rien laisser passer à Shein, la plateforme chinoise d’e-commerce dont les vêtements sont commercialisés au dernier étage du BHV-Marais (IVe arrondissement de Paris) depuis mercredi 5 novembre. Sébastien Lecornu a sorti l’artillerie lourde en engageant une procédure de «suspension» du site en France. Après les poupées sexuelles à caractère pédopornographique découvertes ce week-end en ligne et donnant lieu depuis à une enquête du parquet de Paris, c’était au tour d’armes de catégorie A d’être épinglées. Des poings américains et une machette à lame fixe, «des armes illégales en France, à la vente comme à la détention», rappelle le député LR Antoine Vermorel-Marques à l’origine d’un signalement à la justice.

Lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale mercredi, Shein était sur toutes les lèvres. «C’en est trop», s’est emporté le ministre des PME et du Commerce Serge Papin. «Une des armes en vente sur ce site, la même, a servi à l’assassinat du

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