Menu
Libération
Ski dit mieux

Dans le Vercors, le mégaprojet touristique de Tony Parker recalé par la préfecture

L’ex-star du basket, qui a acheté en 2019 la station de Villard-Corrençon pour y construire des résidences de tourisme, a vu sa demande d’autorisation rejetée, à cause notamment d’un impact environnemental sous-estimé.

Tony Parker, au Parc des princes à Paris, le 7 mai 2025. (Matthieu Mirville/DPPI. AFP)
Publié le 15/09/2025 à 17h29

Tony Parker est officiellement hors-piste. L’ambitieux projet touristique porté par l’ancienne star du basket à Villard-de-Lans (Isère) a essuyé un refus d’autorisation, au motif de son dimensionnement «excessif» et des incertitudes sur l’impact environnemental, selon un arrêté préfectoral publié ce lundi 15 septembre.

Le préfet coordinateur du massif des Alpes a rejeté la demande d’autorisation de ce projet lancé en 2019 pour créer une résidence hôtelière quatre étoiles, des commerces et un pôle d’activités indoor pour un budget de 88,5 millions d’euros.

Une consultation publique largement défavorable

Développé et modifié depuis le rachat en 2019 de la Société des remontées mécaniques de Villard-de-Lans et de Corrençon (SEVLC) par Tony Parker, via son groupe Infinity Nine, le projet rejeté a notamment fait l’objet d’une consultation publique, dont les résultats ont été publiés la semaine passée. Sur environ 3 450 participations recueillies, près de 80 % des réponses impliquaient un positionnement «contre».

Situé au pied du domaine skiable de cette station familiale des Alpes, entre 1 050 et 2 050 mètres d’altitude, le projet prévoyait «la construction de 17 597 m² de surface de plancher dont 8 397 m² prévus pour la construction de 99 suites-appartements touristiques (pouvant contenir jusqu’à 700 lits)», rappelle la préfecture dans un communiqué.

Les services de l’Etat estiment ne pas disposer «d’éléments probants, complets et suffisamment consolidés pour évaluer de manière fiable les effets et les impacts environnementaux, sociaux et économiques» de l’opération.

«Equilibre en matière de ressources naturelles»

Dans l’arrêté daté de lundi, le préfet souligne «les incertitudes persistantes sur la disponibilité et la gestion de la ressource en eau» et «la sous-estimation des émissions de gaz à effet de serre». Le communiqué évoque également un «dimensionnement manifestement excessif au regard de l’offre actuelle et de l’équilibre en matière de ressources naturelles».

Le préfet a donc décidé «de rejeter la demande d’autorisation du projet, en l’état du dossier déposé». Il est possible de faire appel de la décision dans un délai de deux mois, ou de déposer une nouvelle demande d’autorisation «sur les bases d’un projet remanié et amélioré».

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique