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Libération
Fin de partie

Sauvetage d’Atos : David Layani l’emporte au finish sur Daniel Kretinsky

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Après un long feuilleton, le conseil d’administration d’Atos a finalement choisi l’offre de reprise du «Petit Poucet» Onepoint. Un énorme soulagement pour les 94 000 salariés de l’entreprise mais aussi pour le gouvernement qui a suivi ce dossier aux nombreuses implications souveraines.

Le PDG de Onepoint, David Layani, en novembre 2019. (Nicolas Tavernier/REA)
Publié le 11/06/2024 à 12h50

C’est la victoire de l’outsider sur le milliardaire que rien ne semblait pouvoir arrêter : jusqu’ici quasi inconnu du grand public, l’ambitieux patron du cabinet de consultants Onepoint, David Layani, est devenu lundi soir le nouveau capitaine d’Atos. Montée façon commando avec la participation du financier Walter Butler, de l’entreprise Econocom, et le soutien d’une large majorité des créanciers, son offre de reprise du groupe de services numériques en perdition l’a emporté sans coup férir sur celle du tycoon tchèque Daniel Kretinsky (et créancier de Libération), patron du puissant groupe énergétique EPEI, qui s’était allié au fonds d’investissement Attestor. Le dénouement de ce feuilleton qui a agité le capitalisme français et mobilisé une partie de la classe politique pendant des mois s’est joué lundi 10 juin, au cours d’un ultime conseil d’administration, à l’issue duquel les représentants des actionnaires d’Atos ont finalement tranché en faveur de

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