Même pas besoin de clonage pour que Musk tombe d’accord avec Musk. Le 2 février, le milliardaire a annoncé la fusion de SpaceX et xAI en une seule méga entreprise dont la valorisation est estimée aux alentours de 1 250 milliards de dollars (1 060 milliards d’euros), ce qui fait de son empire la société non cotée la plus chère de l’histoire. Le tout, avant une introduction en bourse prévue pour juin, calée pile au moment d’un alignement de planètes entre Vénus, Jupiter et l’anniversaire du patron. Dont les tonitruants effets d’annonce peinent à cacher la fuite en avant sur tapis roulant cosmique.
Dans un mémo envoyé à certains employés et révélé par le New York Times, il fanfaronne : «SpaceX a acquis xAI afin de créer le moteur d’innovation verticalement intégré le plus ambitieux sur Terre (et hors Terre), avec l’intelligence artificielle, les fusées, l’internet spatial, les communications directes vers les appareils mobiles et la première plateforme mondiale d’informations en temps réel et de liberté d’expression.» Beaucoup de choses sur le feu, pour une mission : envoyer des centres de données dans l’espace. Double manière de stimuler les investissements dans le spatial et dans l’IA, double carotte pour investisseurs. «A long terme, l’IA spatiale est la seule solution», e




