Menu
Libération
Info Libé

Direction d’Orange : trois candidats officiels et beaucoup de doutes à l’Elysée

Réservé aux abonnés

Ramon Fernandez, Christel Heydemann et Frank Boulben sont en lice pour remplacer fin janvier Stéphane Richard, condamné dans l’affaire Tapie. La liste n’emballe pas le pouvoir politique.

Ramon Fernandez (à gauche), Christel Heydemann (au centre) et Frank Boulben (à droite) sont pressentis pour succéder à Stéphane Richard à la tête d'Orange. (AFP et Getty Images)
Publié le 06/01/2022 à 16h08

C’est, dans le petit monde français des affaires, la plus grosse opportunité de «top job» à saisir : la direction d’Orange, mastodonte des télécoms, 42 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 140 000 salariés. Alléchant. Le poste doit être libéré au plus tard le 31 janvier par le PDG actuel, Stéphane Richard. Condamné en appel dans l’affaire Tapie fin novembre, celui-ci avait alors annoncé son départ, poussé à le faire par le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire. A moins de quatre semaines de l’échéance, le processus de succession suit son cours, mais n’a toujours pas désigné de vainqueur. S’il traîne, c’est parce qu’aucun candidat ne se détache, ni ne convainc l’Elysée. L’Etat, qui possède toujours 23% de l’opérateur historique, regarde le dossier de très près.

Composé de trois administrateurs d’Orange (Anne-Gabrielle Heilbronner, Bernard Ramanantsoa, Stéphanie Besnier), le comité de sélection interne a retenu, d’après nos informations, trois prétendants officiels. Le premier est issu de la direction exécutive de l’entreprise. Il s’agit du numéro deux de la boîte, Ramon Fernandez, 54 ans, directeur génér

Dans la même rubrique