Présenté comme la relève d’Internet, le métavers – ce monde entièrement virtuel, dans lequel on serait immergé sous forme d’avatar et où l’on pourrait faire du shopping, du sport, travailler ou voir ses proches – fascine plus que jamais, la faute à Mark Zuckerberg. Qui déverse des milliards dans le développement du concept avant de rebaptiser son empire, Facebook, «Meta», histoire que tout le monde comprenne bien. Derrière cette démonstration de force, on en oublierait presque que si Zuck a lancé la course au métavers, il est très loin de l’avoir remportée. Car un autre compétiteur s’est aligné sur la ligne de départ, prêt à bousculer les règles du jeu : la Corée du Sud.
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A quoi ressemblera le métavers coréen ?
Un élu en costume vert élégant, aux cheveux peignés… Pour sa conférence de presse en octobre, le maire de Séoul, Oh Se-hoon, a sorti ses plus beaux pixels. Dans un événement virtuel, l’élu promet : la capitale de la Corée du Sud va devenir la première ville du métavers afin d’en faire – attention à la formulation cryptique – «une future ville émotionnelle». Et vite.
Dès le soir du 31 décembre, en vue de la nouvelle année et comme le veut la tradition, la cloche du beffroi historique de Bosingak sera sonnée aussi bien IRL («in real life») que IVL («in virtual life»). Le lancement symbolique d’un plan de développement en cinq années du «Metaverse Seoul».
Dans cet univers para




