Gemini, Copilot, Claude ou encore ChatGPT… Le ministère du Numérique et de l’Intelligence artificielle a annoncé ce samedi 21 février le lancement d’une commission d’experts qui va se pencher «sur les risques et les vulnérabilités engendrées par les usages grand public» des outils d’IA générative, a déclaré le ministère dans un communiqué.
Entretien
«Ce travail scientifique va directement guider notre action et se traduira en mesures concrètes», promet la ministre Anne Le Hénanff, citée dans le communiqué. La commission devrait rendre ses conclusions en mai.
Coordonnée par le Conseil de l’IA et du numérique (Cianum), cet organe sera présidé par Serena Villata, directrice de recherche CNRS spécialiste de l’IA, et les professeurs en psychiatrie Raphaël Gaillard et Amine Benyamina, ce dernier étant spécialiste des addictions.
Appel à contributions scientifiques
Cette commission s’inscrit dans le cadre de l’annonce début février du président Emmanuel Macron de demander des études sur les dangers des jeux vidéo et des agents d’IA, notamment pour la santé mentale des plus jeunes. Près de la moitié des Français ont utilisé l’IA générative en 2025, selon le Baromètre du numérique, avec un usage particulièrement soutenu (85 %) chez les 18-24 ans.
En marge du sommet international sur l’IA qui s’est terminé vendredi à New Delhi, la ministre du Numérique a également lancé un appel à contributions scientifiques sur les risques liés à l’usage de l’IA par les mineurs, dont les conclusions doivent être présentées dans le cadre de la présidence française du G7.




