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Amazon, batailles françaises 3/4

Les malices fiscales d’Amazon à Sevrey

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Troisième volet de notre série sur le géant américain, qui a accéléré son implantation en France depuis le début de la pandémie. Ce qui ne se fait pas sans heurts. A Sevrey (Saône-et-Loire), l’entreprise a bataillé pendant des années contre le paiement d’une taxe locale. Sur place, on insiste sur l’aspect positif de l’emploi.

Sevrey (Saône-et-Loireà), le 17 décembre 2021. Reportage sur les tensions entre Amazon, qui y a installé un entrepôt, et la municipalité. SUR LA PHOTO : Laurent Deneaux, maire de Sevrey. (Bruno Amsellem/Libération)
ParJérôme Lefilliâtre
photos Bruno Amsellem
Publié le 22/12/2021 à 7h54

Les clics rapides et faciles du e-commerce sur les sites de vente en ligne cachent une foule de machines bien réelles. Pour le grand entrepôt Amazon de Sevrey (Saône-et-Loire), 38 000 mètres carrés au sol et une capacité de stockage doublée grâce aux racks montant à neuf mètres sous le plafond, la justice a établi une liste détaillée. On la trouve dans un arrêt de la cour d’appel administrative de Lyon du 21 janvier. Dans ce site logistique, planqué au sein d’une zone d’activités sans âme aux pourtours de Chalon-sur-Saône, le géant américain utilise 49 transpalettes de différentes sortes (manuels, ciseaux, électriques, peseurs), deux gerbeurs, un chariot frontal, un chariot à mât rétractable, une installation de triage sur les quais et des chariots élévateurs filoguidés. Il faut y ajouter les outils informatiques, notamment le système de scannage permettant aux salariés de s’y retrouver dans cette forêt de colis à enregistrer, stocker, livrer. L’entrepôt bourguignon, spécialisé dans les chaussures et les vêtements, traite plus de 550 000 références, réparties dans 241 000 emplacements. Un monde en soi.

Et un espace «industriel», selon la jus

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