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Décryptage

«L’IA a bon dos» : derrière les licenciements dans la tech, l’écran de fumée de l’intelligence artificielle

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A l’international, Microsoft, Accenture ou IBM renvoient à tour de bras. En France, la purge en est encore à ses prémices, mais les syndicats alertent sur ce qui ressemble à des plans sociaux déguisés.

Le siège de Microsoft France en novembre 2015, à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). (Valerie Dubois/Hans Lucas)
Publié le 02/12/2025 à 7h05

Lorsqu’il était encore chez Microsoft France, Arnaud (1) se rappelle de «petits concours» organisés entre les services. Le gagnant ? Celui qui utilisait le plus l’intelligence artificielle pour travailler. «Ça pouvait être sympa», se rappelle l’ex-employé. Avec le recul, il s’en amuse toutefois un peu moins. Cette année, Arnaud a fini par devoir prendre la porte… à cause de l’IA.

Dans le monde, son cas est loin d’être isolé. La firme fondée par Bill Gates a annoncé en juillet la suppression de 9 000 emplois à l’international. Amazon en a fait disparaître 14 000, Accenture 12 000,

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