Menu
Libération
Plateformes

Mort de Nahel : après les émeutes, les réseaux sociaux sous pression du gouvernement

Réservé aux abonnés

Accusées d’amplifier les violences qui ont suivi la mort de Nahel à Nanterre, le 27 juin, les plateformes sociales sont sous pression du gouvernement. Un groupe de travail parlementaire doit plancher sur des propositions de régulation.

A Nanterre (Hauts-de-Seine), dimanche 2 juillet. (Nacho Doce/Reuters)
Publié le 07/07/2023 à 6h03

D’évidence, la sortie était taillée pour mettre le feu aux poudres. Mardi 4 juillet à l’Elysée, devant les maires de plus de 200 communes touchées par les émeutes, Emmanuel Macron a donc eu, à propos des réseaux sociaux, cette formule : «Quand les choses s’emballent, il faut peut-être se mettre en situation de les réguler ou de les couper.» De quoi provoquer un déluge de réactions – bloquer l’accès aux plateformes sociales étant, jusqu’ici, l’apanage des régimes autoritaires – puis un rétropédalage en règle. Le lendemain, le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, tentait de déminer l’affaire, parlant cette fois de suspendre «des fonctionnalités», par exemple «des fonctions de géolocalisation, sur certaines plateformes, qui permettent à des jeunes de se retrouver à tel endroit, en montrant des scènes».

«Cellule de veille»

Coup de menton présidentiel, coup de pression gouvernemental ? Les deux, à n’en pas douter. Depuis la mort du jeune Nahel le 27 juin, tué par un policier à Nanterre, et l’embrasement qui a touché de très nombreux quartiers populaires, les grandes plateformes sont de nouveau serrées de très près par l’exécutif. Vendredi 30 juin, les représentants de Meta (maison mère de Fac

Dans la même rubrique