Invasion de robots sur la Croisette. Ce jeudi 12 février, dans le palais des Festivals de Cannes, un bras mécanique sert des gobelets de café pendant que deux jeunes humains s’occupent de vider le marc, de changer l’eau et de ramener des sucrettes. A un mètre, une dame essaie de faire la conversation avec un genre de robot sur roue, au visage de renard animé. «Tu peux faire coucou ?» demande-t-elle. Pas de réponse. Relance : «Tu t’appelles comment ?» Le robot la redirige vers un stand. Un peu plus loin encore, un engin quadrupède fait des trucs de robot-chien, comme donner la patte. «Pouvez-vous le faire bouger ?» réclame, en anglais, une femme en pointant une machine humanoïde à l’arrêt. Le voilà qui se met à danser sur Get Lucky, devant des smartphones, téléopéré par un humain, comme un tour de magicien…
Du jeudi 12 au vendredi 13 février, la ville de Cannes a organisé la quatrième édition du World AI Cannes Festival, le WAICF, un grand salon de l’intelligence artificielle, un évènement mondial. Ou au moins à la hauteur des ambitions du maire de droite, David Lisnard, pro-tech au point d’inciter les commerçants de sa ville à accepter les paiements par Bitcoin (des autocollants signalent qu’on peut payer en cryptomonnaies dans un bar-tabac). Pour concurrencer le salon VivaTech, pourquoi ne pas faire un «Festival de Cannes de l’IA», à Cannes, justement ? Sur la Côte d’Azur, de grands panneaux indiquent : «Alpes-Maritimes Terre d’IA». Et soud




