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Libération
Le billet de Jean-Christophe Féraud

En France on n’a pas de pétrole… mais on redécouvre que l’on a du lithium pour la voiture électrique

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Le ministre de l’Industrie, Marc Ferracci, est venu soutenir un gros projet d’Imerys dans l’Allier : cette mine de lithium pourrait satisfaire 30 % des besoins des usines de batteries françaises. Il y a de la souveraineté dans notre sous-sol et c’est une bonne surprise.

Le site Imerys à Echassierres, dans l'Allier, en janvier 2024. (Olivier Chassignole/AFP)
Publié le 01/09/2025 à 18h10

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«Drill, baby drill !» Alors que Trump veut forer à tout va, du Texas à l’Alaska, pour extraire toujours plus de pétrole et de gaz climaticides, la France se souvient que son sous-sol est riche en «terres rares» et autres métaux stratégiques pour la transition énergétique : lithium, tantale, niobium, tungstène, béryllium… Autant d’éléments chimiques du tableau de Mendeleïev indispensables pour les batteries et moteurs des voitures électriques. Et voilà que «l’Etat stratège» redécouvre enfin qu’il s’agit là d’un formidable enjeu de souveraineté. Deux chiffres : selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la Chine contrôle aujourd’hui plus de 60 % de l’extraction de ces terres rares de l’Afrique à l’Amérique du Sud, en passant par l’Australie, et surtout 92 %

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