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Libération
Reportage

Tourisme en Terre sainte, la traversée du désert

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Depuis l’attaque du Hamas et le début de la guerre dans la bande de Gaza, les touristes ont déserté la région. Si la saison hivernale est perdue, Jérusalem et Bethléem élaborent, en espérant une paix prochaine, des plans pour faire revenir les visiteurs.

A Jérusalem, en décembre. Le tourisme, en Israël représente 3 % du produit intérieur brut et fait vivre 300 000 salariés. (Alberto Pizzoli/AFP)
ParFranck Bouaziz
Envoyé spécial à Jérusalem et à Bethléem
Publié le 25/12/2023 à 15h35

En ces temps de guerre, et contre toute attente, nombre d’hôtels affichent complet à Tel-Aviv comme à Jérusalem. A l’image du Dan Panorama, élégante bâtisse à la façade de pierres claires au cœur du quartier central de Réhavia, dans la Ville sainte. A l’intérieur toutefois, les résidents ne sont pas les touristes habituels venus du monde entier pour la saison hivernale. Il s’agit de familles évacuées des kibboutz du sud d’Israël, après la tuerie perpétrée par le Hamas le 7 octobre. Ou d’habitants du nord de l’Etat, partis pour éviter le feu de roquettes tirées par le mouvement islamiste Hezbollah depuis le sud du Liban.

Au total, 200 000 personnes sont hébergées dans la plupart des grandes villes du pays. Pour chacun de ces séjours, le budget israélien règle l’addition sur la base d’une convention conclue avec les hôtels. L’ambassadeur Peleg Lewi, en poste durant plusieurs années en Amérique du Sud puis en Asie et aujourd’hui conseiller du ministre du Tourisme Haim Katz, fait les comptes : «Le coût est de 250 millions d’euros par mois. Les hôtels ont vraiment joué le jeu et ont même fourni des vêtements. Ceux des évacués avaient une odeur de mort.» Seuls deux établissements haut de gamme ont refusé de prendre part au mouvement. Ils ont été immédiatement mis au ban de l’association des hôteliers d’Israël.

Terminal de Ben-Gourion désert

Sans cette présence,

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