C’est, de très loin, le plus grand réseau de chaleur français, et même le deuxième en Europe derrière celui de Berlin. Alimentant un million d’habitants, soit un quart des logements parisiens, la Compagnie parisienne de chauffage urbain (CPCU) connaît ce mardi 25 novembre son probable nouvel opérateur à partir de 2027. Et c’est une alliance entre Dalkia – filiale d’EDF –, RATP et Eiffage qui a remporté ce marché détenu actuellement par Engie, a annoncé la mairie lors d‘une conférence de presse à l’hôtel de ville. Le montant du contrat est, lui, pharaonique : 15 milliards d’euros sur vingt-cinq ans. Une orientation qui devra être confirmée lors du prochain conseil municipal, qui aura lieu du 16 au 19 décembre. Cette officialisation représenterait alors «une étape historique de la transition énergétique» de la ville de Paris, affirme Patrick Bloche, premier adjoint à la maire de Paris.
La décision de choisir cette offre de Dalkia, grand rival d’Engie dans le secteur – plus de 80 % du marché est détenu par les deux géants –, représente un petit séisme pour les réseaux de chaleur. Dans une déclaration, le groupement se refuse à tout commentaire tant que la procédure ne sera pas officialisée au conseil de Paris, même s’ils concèdent que «ce serait un grand honneur d’être choisi pour ce projet majeur».
52 000 bâtiments, dont plus de la moitié en résidentiel, sont raccordés en France à ce type de réseau, une sorte de chauffage central à l’échelle d’une agglomérat




