Même regard perçant et sourire carnassier sur visage émacié, même silhouette longiligne mise en valeur par un costume à trois ou quatre Smic que l’on imagine «Dior, j’adore», même incompréhension face à cette jalouse rancœur anti-riches qui vient d’en bas… Antoine ressemble énormément à son père Bernard Arnault, le PDG de LVMH. Et il a le même message à faire passer à «ces gens qui ne connaissent pas bien l’économie» et qui agacent vraiment l’empereur du luxe, en soulevant l’hypothèse qu’une taxe raisonnable sur les superprofits de son groupe (14 milliards d’euros en 2022) au profit de la collectivité ne serait pas tout à fait délirante en ces temps de crise sociale et de flambée inflationniste. Jeudi, Antoine Arnault, a profité de l’AG de la holding Christian Dior, dont il a pris récemment la direction en plus de celle de Berluti, pour dire qu’il n’aime pas «l’injustice» et la «violence».
Billet
Envahissement du siège de LVMH : le fils de Bernard Arnault n’aime pas «l’injustice», nous non plus
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Fils de «l’homme le plus riche du monde», Antoine Arnault ne comprend pas les jaloux qui rêvent de taxer le géant du luxe LVMH. Jeudi, il s’est indigné de l’invasion du siège du groupe par des cheminots le 13 avril.
Le 13 avril, durant l'intrusion pacifique des cheminots à l'intérieur du siège parisien de LVMH. (Lewis Joly/AP)
Publié le 21/04/2023 à 10h53
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