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Interview

Eric Coquerel : «Adieu la gestion autoritaire et partisane de l’Assemblée»

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Le député insoumis, qui a conservé samedi son poste clé de président de la commission des finances, se réjouit de la majorité absolue du Nouveau Front populaire au bureau du Palais-Bourbon.

Le député LFI Eric Coquerel à Paris, le 1er juillet. (Denis Allard/Libération)
Publié le 19/07/2024 à 18h50, mis à jour le 21/07/2024 à 19h03

Deux semaines après le deuxième tour des législatives, la France n’a toujours pas de nouveau gouvernement, mais la nouvelle Assemblée nationale, après trois jours d’élections et de deals, a une nouvelle organisation. Une alliance de l’ancienne majorité présidentielle avec La Droite républicaine (DR, ex-LR) a permis, entre autres, la réélection jeudi de la macroniste Yaël Braun-Pivet au perchoir. Mais le lendemain, le Nouveau Front populaire (NFP) a remporté la majorité absolue au sein du bureau de l’Assemblée. Et samedi, seules deux présidences de commission (sur huit) sont revenues au NFP, dont celle, stratégique, des Finances. L’insoumis Eric Coquerel (Seine-Saint-Denis) y a été réélu face à la députée DR Véronique Louwagie, soutenue par les macronistes qui sont allés contre l’usage voulant que le groupe déclaré comme majoritaire ne prenne pas part au scrutin. Ceux-ci ont aussi perdu le poste de rapporteur général du Budget, qui revient au député Liot Charles de Courson.

Pour la première fois, les deux postes clés de la commission des finances à l’Assemblée sont occupés par des députés déclarés de l’opposition, que cela va-t-il changer ?

La commission des finances sera au cœur du réacteur avec un président de la commission qui est traditionnellement de l’opposition et, pour la première

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