En 2023, l’Etat annonçait le versement d’une aide publique record de 2,9 milliards d’euros à STMicroelectronics pour l’installation de sa nouvelle usine de semi-conducteurs à Crolles (Isère). Mais, dans le même temps, l’entreprise en a profité pour mettre en place un montage fiscal pour réduire un peu plus sa taxation en France, déjà tout riquiqui. Pour comprendre le tour de passe-passe que l’entreprise a joué à l’Etat, il faut se plonger dans les comptes du groupe franco-italien et d’une de ses filiales françaises, baptisée STMicroelectronics (Crolles 2) SAS.
Si cette filiale, qui gère donc l’usine de Crolles, est bien la structure qui touche l’aide publique versée par la France, ce n’est pourtant pas elle qui réalise la majeure partie de l’investissement en vue d’accroître et de moderniser ses capacités de production : c’est une autre filiale, cette fois néerlandaise du groupe, STMicroelectronics Finance II BV.




