C’est un bilan sur lequel Emmanuel Macron n’a guère insisté pendant sa brève campagne de réélection. Quand le président-candidat a évoqué sa réforme de la fiscalité du capital passée en 2018, il a assuré, lors de son meeting à La Défense Arena le 2 avril, qu’il lui avait fallu «pour mettre fin à ce mal français qu’est le chômage de masse, s’attaquer aux vieux tabous sur la fiscalité». Il a aussi dit avoir «transformé un système qui taxait l’enrichissement dans notre pays en distinguant deux types de fortune» : «celles et ceux qui s’enrichissent et réinvestissent, je leur ai enlevé l’Impôt sur la fortune [ISF] qu’ils payaient sur ces réinvestissements mais j’ai gardé un impôt sur la fortune immobilière [IFI]», affirmant que cette réforme aurait «montré son efficacité puisqu’il n’y a jamais eu autant d’investissements productifs en France et on est numéro 1 en termes de création de start-up, d’attractivité» (lors d’une interview à France Inter le 22 avril). Sauf que les liens qu’Emmanuel Macron établit dans ses discours n’ont jamais pu être mis en évidence. Même le rapport du comité d’évaluation sur cette réforme fiscale (rattaché à
Evaluation
Fiscalité du capital sous Macron: des réformes qui creusent les inégalités
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Prises en 2018 sous le premier quinquennat Macron, ces mesures, dont fait partie la suppression de l’ISF, accroissent les écarts de revenus, selon une étude de l’Insee. Les 5% des personnes ayant les revenus du capital les plus élevés enregistrent un gain de 2 240 euros sur leur niveau de vie annuel moyen.
(alexsl/Getty Images)
Publié le 25/04/2022 à 22h15
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