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Chantage

Si Macron ne rejoint pas son «Conseil de la paix», Trump menace les vins et les champagnes français d’une taxe de 200 %

La France juge «inacceptables» les menaces de taxes américaines sur les vins «pour influencer sa politique étrangère», a fait savoir en réponse ce mardi l’entourage du président de la République.

Donald Trump lundi 19 janvier 2026 à Palm Beach, en Floride. (Kevin Lamarque/REUTERS)
Publié le 20/01/2026 à 6h48

Comme moyen d’extorsion, il ressert la même rasade amère qu’en mars 2025. Le président américain Donald Trump a menacé ce mardi 20 janvier au petit matin d’imposer des droits de douane de 200 % sur les vins et champagnes français en réponse au refus de son homologue Emmanuel Macron de rejoindre son «Conseil de paix». «Je vais mettre 200 % de droits de douane sur ses vins et champagnes. Et il y adhérera. Mais il n’est pas obligé d’y adhérer», a-t-il déclaré à des journalistes en Floride.

L’entourage d’Emmanuel Macron avait fait savoir lundi que la France n’entendant «pas donner suite favorable» à l’invitation d’intégrer cette entité, qui «soulève des questions majeures quant au respect des principes et de la structure des Nations unies, qui ne sauraient en aucun cas être remis en cause».

La réponse au chantage de Trump est venue de la même source ce mardi matin : «Comme nous l’avons toujours souligné, les menaces tarifaires pour influencer notre politique étrangère sont inacceptables et inefficaces», a souligné l’entourage du président de la République.

La Maison Blanche avait annoncé qu’en vertu du plan pour mettre fin à la guerre à Gaza soutenu par Washington, un «Conseil de paix» présidé par Donald Trump serait formé.

Le projet de «charte» de cet organisme révèle toutefois une initiative et un mandat bien plus vastes que la seule question de Gaza, et semble en faire un véritable substitut des Nations unies, un organisme à sa main pour œuvrer à la résolution des conflits dans le monde. Moyennant un ticket d’entrée à un milliard de dollars pour un siège permanent.

Depuis ce week-end, plusieurs pays ont commencé à dévoiler avoir reçu une invitation pour y participer, dont la France, l’Allemagne ou le Canada. Mais aussi bien au-delà des alliés traditionnels des Etats-Unis, puisque le Kremlin a dit lundi que le président russe Vladimir Poutine avait été invité à «se joindre à la composition du Conseil de paix». Ce qu’a confirmé Donald Trump ce mardi.

Mise à jour à 8 h 03, avec l’ajout de la réponse de l’entourage d’Emmanuel Macron.

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