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Matières premières

Guerre en Ukraine: de la Nouvelle-Calédonie à la Sibérie, le secteur du nickel perd ses nerfs d’acier

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Le cours de ce métal a été suspendu il y a dix jours, après avoir atteint un record historique. Les échanges ont repris brièvement ce mercredi matin, avant un nouvel arrêt peu après, en raison de volumes de transactions trop importants.

Dans une usine de l'entreprise Nornickel à Norilsk, en Russie, le 23 août. (Tatyana Makeyeva/Reuters)
Publié le 12/03/2022 à 11h27, mis à jour le 16/03/2022 à 12h47

Dans la flambée des prix des matières premières ces dernières semaines, le nickel n’est pas en reste. Les cours de ce métal, présent partout dans notre quotidien, ont en effet explosé à plus de 100 000 dollars (92 000 euros) la tonne lundi, entraînant des suspensions de cotation, des inquiétudes pour les industriels et la panique dans une firme multimilliardaire chinoise.

Les échanges ont bien repris ce mercredi à la bourse des métaux de Londres mais la limite quotidienne de variation de 5% autorisée a rapidement été atteinte et les cours ont de nouveau été suspendus. La tonne de nickel atteignant alors 43 995 dollars, soit -8% par rapport au prix arrêté à la clôture lundi. «Nous informerons le marché en temps voulu», a affirmé la Bourse des métaux. Retour sur l’actualité folle de cette matière première.

Le nickel n’est pas qu’une 28e position dans le tableau de Mendeleïev, que tous les Français ont vu trôner au-dessus de leur tête lors de leurs cours de physique-chimie. Utilisé pour fabriquer certaines pièces de monnaie ou pour la maintenance des avions, ce métal est avant tout un composant de l’acier

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