«Un accord commercial entre l’Europe et le Mercosur, j’en entends parler depuis treize ans que je vis au Brésil, s’impatiente quelque peu Maxence Marchalot, directeur de la filiale brésilienne de Geismar, spécialiste français du ferroviaire, lorsqu’on l’interroge par téléphone sur les conséquences que devrait avoir la signature d’un tel accord. Bien sûr, ce serait très positif pour nous.» En charge également des branches des trois autres pays du Mercosur – l’Argentine, l’Uruguay et le Paraguay –, ce Français a pour clientes des sociétés de fret et des compagnies minières sud-américaines. Avec son équipe de 30 salariés, il réalise localement 30 millions d’euros de chiffre d’affaires en commercialisant des machines et des services destinés à construire et entretenir des voies ferrées : couper un rail, fixer des traverses, réparer des caténaires, etc.
«La fiscalité au Brésil est très complexe. Aujourd’hui, une machine vendue 10 000 euros en Europe coûte à nos clients ici entre 18 000 et 25 000 euros en raison de tous les droits de douane. Si demain ils baissaient, nous serions beau




