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A Angers, des antipub assument face à JCDecaux : «Je préfère être sur le banc des accusés plutôt que complice d’inaction»

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Trois militants du mouvement écologiste Extinction Rebellion passent en procès ce jeudi 15 janvier après avoir arraché et jeté des affiches du géant de la publicité en novembre 2024, lors du Black Friday.

A Lyon, le 25 mars 2021, des militants ont recouvert 149 panneaux publicitaires. (Bastien Doudaine/Bastien Doudaine)
ParMaxime Pionneau
Correspondant à Angers
Publié le 15/01/2026 à 10h26

A l’étage d’un bar du vieil Angers, Melaine, 36 ans, et Vincent, 32 ans, tentent de joindre un troisième homme, mais la connexion rame. Ils finissent par abandonner l’ordinateur du premier – décoré de stickers des Soulèvements de la Terre et d’Extinction Rebellion – pour se rabattre sur le téléphone du second. A l’autre bout du fil d’une application chiffrée, la voix de Nihal (un pseudonyme), 23 ans, s’échappe du téléphone posé sur la table : «Ça me saoule un peu d’être en procès pour avoir décroché quatre bouts de papier, mais si ça peut aboutir à quelque chose et faire un précédent…»

Ce jeudi 15 janvier, ces trois militants d’Extinction Rébellion passent devant le tribunal correctionnel, à Angers, après une plainte de JCDecaux – géant mondial de l’affichage publicitaire revendiquant plus d’un million de «faces publicitaires» dans «plus de 80 pays». Ils sont jugés pour avoir «frauduleusement soustrait des affiches publicitaires […] en réunion» et risquent à ce titre jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende.

Désobéissance civile

Organisée le 22 novembre 2024, une semaine avant

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