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La Banque de France ouvre une enquête sur un de ses dirigeants soupçonné de promouvoir des contenus d’extrême droite en ligne

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La CGT a alerté la direction sur le cas de ce directeur général qui a «liké» des posts à la gloire de Napoléon, contre le «totalitarisme woke» ou de la très réactionnaire Sarah Knafo sur LinkedIn.

La banque de France à Paris. (Martin Lelievre/AFP)
Publié aujourd'hui à 17h58

Veillant, selon ses mots, à «exercer ses missions en toute indépendance politique», la Banque de France a ouvert, ce mardi 17 février matin, une enquête interne concernant l’un de ses cadres dirigeants, après une alerte de la CGT de l’institution concernant son usage de LinkedIn, indique-t-elle à Libération. Hervé Gonsard, l’actuel directeur général des services à l’économie et du réseau de la Banque de France, multipliait en effet les likes et les commentaires favorables à des personnalités d’extrême droite sur le réseau social professionnel, selon des captures d’écran réalisées par le syndicat et consultées par Libération.

On y voit par exemple un «j’aime» concernant un post de Sarah Knafo, candidate Reconquête à la mairie de Paris, qui dénonce un faible taux d’exécution des obligations de quitter le territoire. Un autre sur un post accusant Sébastien Lecornu, le Premier ministre, d’avoir menti sur ses diplômes. Un autre encore pour un post de Laurent de Béchade, chantre de la lutte contre un supposé «racisme anti-blanc», qui s’emballe contre la dégradation d’une église. Un «j’adore» vient saluer un post à la gloire de Napoléon signé par un habitué de CNews, le général Bruno Clermont : «La France, c’est ça. Vive l’Empereur ! Vive la France !» Et un «j’aime» vient soutenir ce même Bruno Clermont lorsqu’il s’emporte contre «le totalitarisme woke ou le naufrage de l’université».

Dans une lettre ouverte adressée lund

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