La mèche a été allumée par un rapport de la Cour des comptes rendu le 10 décembre dernier. Dans un document de 90 pages, la juridiction financière passe au crible une caisse de retraite spécifique et méconnue : la Caisse de retraite du personnel navigant (CRPN) qui couvre 36 000 pilotes, stewards et hôtesses de l’air exerçant avec un contrat de travail de droit français. Comme les cheminots, les notaires ou encore les médecins, ils ne relèvent pas du régime général des retraites, mais d’une caisse spéciale. Une situation d’exception justifiée par les particularismes du métier de navigants. Les pilotes sont soumis à une visite médicale tous les six mois, à l’issue de laquelle ils peuvent être déclarés inaptes au vol. Ils doivent en outre arrêter de voler à 65 ans, sans possibilité de prolongation.
Pour autant, la Cour relève que




