Le phénomène laisse rarement indifférent même s’il est difficile à cerner et à quantifier. Si l’on s’en tient au code pénal, la corruption se définit «comme le fait par une personne de solliciter ou d’agréer sans droit à tout moment, directement ou indirectement des offres, des promesses, des dons, des présents ou des avantages quelconques pour elle-même ou pour autrui». Pour analyser l’efficacité de la lutte contre ce type de délit, la Cour des comptes en a retenu, une vision élargie qui inclut également des infractions voisines comme la prise illégale d’intérêt ou le détournement de fonds publics. En clair, toutes les pratiques destinées à modifier la décision d’un service de l’Etat, d’une collectivité locale ou d’une entreprise dans le but de favoriser des intérêts particuliers.
En revanche les magistrats de la juridiction financière ont exclu de leur champ de contrôle les contrats d’armement. Sans doute parce que leur dimension internationale rend difficile la traçabilité des flux financiers qui alimentent la corruption. Sans doute aussi, parce que la raison d’Etat est souvent avancée pour justifier le versement de ces commissions occultes.
934 faits de corruption constatés en 2024
Dans un document de 80 pages publié mardi 9 décembre, la Cour pointe le manque de connaissance des phénomènes de corruption. En 2024 policiers et gendarmes ont constaté en tout et pour tout 934 faits de ce type. Deux ans plus tôt en 2022, les tribunaux français ont prononcé 324 sanctions en la matière. Pourtant, selon un sondage




