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Sinistres

La tempête Nils pourrait coûter un milliard d’euros aux assureurs

La Caisse centrale de réassurance estime qu’environ 250 000 sinistres sont liés à cet événement météorologique. La plus grande fédération d’assurances lance une mission pour accélérer l’indemnisation des populations touchées.

Des agents municipaux à La Réole (Gironde), commune proche de Bordeaux, le lundi 16 février 2026. (Yohan Bonnet/AP)
Publié aujourd'hui à 16h21

Les fortes bourrasques et les pluies causées par la tempête Nils ont engendré des dégâts considérables. La Caisse centrale de réassurance (CCR), organisme de couvertures contre les catastrophes naturelles, estime mardi 17 février à «un milliard d’euros environ» le coût de cet événement météorologique qui a traversé la moitié sud de la France la semaine dernière. La fédération professionnelle des assureurs a lancé en parallèle une mission pour aller plus vite sur les indemnisations des victimes des crues qui ont suivi.

Le nombre de sinistres liés à la tempête Nils est estimé à 250 000 par la CCR. Le coût des inondations, qui ont toujours cours dans plusieurs départements, «sont pour l’heure modérés», «de l’ordre de 20 à 30 millions d’euros, concentrés dans le Sud-Ouest», a ajouté le réassureur public dans une déclaration transmise à l’AFP.

C’est dans ce contexte que la présidente de France Assureurs - fédération qui regroupe 247 sociétés d’assurance -, Florence Lustman, a annoncé mardi le lancement d’une «mission de reconnaissance commune» pour «accélérer les indemnisations dans les zones» touchées par les crues «les plus difficilement accessibles». Cette mission, pilotée par France Assureurs, rassemble à la fois des assureurs et des experts de l’assurance. «Nombre de nos concitoyens concernés n’ont plus d’électricité, tandis que d’autres ont dû quitter, parfois dans l’urgence, leurs maisons. Ces crues généralisées revêtent manifestement un caractère exceptionnel», a souligné Florence Lustman.

Episode «historique»

Après une succession d’intempéries la semaine dernière, dont la violente tempête Nils, plus d’une dizaine de départements de l’Ouest connaissent des crues exceptionnelles. Au sixième jour de son état d’alerte maximal, la Garonne déborde par exemple sur plusieurs centaines de mètres de large, entre le nord d’Agen et le sud de Bordeaux.

Au total, depuis le début de cet épisode spectaculaire, qualifié «d’historique» par de nombreux habitants, près de 1 600 personnes ont été évacuées en Gironde et dans le Lot-et-Garonne, deux départements habitués aux inondations. Le gonflement de la Loire a également provoqué une «crue majeure» mardi 17 février dans les environs d’Angers. La Charente-Maritime est passée en alerte rouge crues et inondations.

Les déclarations de sinistres affluent par conséquent chez les assureurs. La Macif en recense pas loin de 15 000, quand Covéa (Maaf, MMA, GMF) en comptait lundi soir 35 000. Ces deux groupes mutualistes ont par ailleurs annoncé dès vendredi l’extension exceptionnelle du délai de déclaration pour leurs assurés, de 5 à 30 jours.

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