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Bilan 2020

Lagardère : une année pourrie par le Covid et les bastons de milliardaires

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Le groupe a enregistré une très grosse perte financière en 2020. Il est toujours au centre d’une bagarre de grandes fortunes mêlant Arnaud Lagardère, Bernard Arnault et Vincent Bolloré.

Arnaud Lagardère à l'assemblée générale des actionnaires du groupe, à Paris, le 3 mai 2018. (Stéphane Lagoutte/Myop pour Libération)
Publié le 25/02/2021 à 20h04

Sale année pour le groupe Lagardère. La maison mère de l’éditeur Hachette, du réseau Relay et des médias Europe 1 et Paris Match a bouclé 2020 sur une très lourde perte. Elle affiche un résultat opérationnel courant négatif de 155 millions d’euros et un résultat net encore plus dans le rouge, à 660 millions d’euros. «De toute évidence, nous avons connu de meilleures années», a commenté le gérant du groupe, Arnaud Lagardère, à la publication des résultats ce jeudi. Et d’ajouter, dans un élan d’optimisme peut-être involontaire : «Cela aurait pu être pire.» Compte tenu de ces chiffres, il n’est pas question de verser un dividende aux actionnaires.

Tractations longues et compliquées

La boîte fait les frais de la pandémie, qui a massacré ses revenus. Le chiffre d’affaires ressort à 4,4 milliards d’euros l’an dernier, contre 7,2 milliards en 2019. C’est la division dite «travel retail», son activité de distribution dans les gares et les aéroports, qui plonge en raison de la diminution des déplacements liée au Covid-19. Les recettes de cette branche ont décru de 2,5 milliards d’euros. Heureusement pour le conglomérat, qui a rétréci avec les années, l’autre pilier de son business a bien résisté. L’édition, construite autour de Hachette, est restée très stable, autour de 2,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires malgré les confinements. En France, elle a connu plusieurs s

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